Awaln’art 2010 en images

Le collectif Éclats de lune vous donne rendez-vous en 2011 avec la cinquième édition d’Awaln’art pour une nouvelle aventure artistique !

Awaln’art, une démarche artistique originale

Quatre éditions, 120 artistes venus du Maroc, de France, de Belgique, d’Italie, d’Espagne, du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal nous rejoignent chaque année pour faire d’Awaln’art un lieu de rencontre et d’échange entre artistes européens et africains. Chaque année ce sont plus de 20 000 personnes qui assistent aux spectacles dans les villages de la Province d’Al Haouz et de Marrakech.



Awaln’art 2010, un bilan positif

La quatrième édition d’Awaln’art s’est déroulé en beauté, rendez-vous en juin 2011 pour fêter les cinq ans des Rencontres artistiques internationales en places publiques !




Cette année, l’équipe du festival Awaln’art a choisi de vous faire vivre l’art en places publiques sous un air de fête !

Cirque et cabaret d’un côté, masques et marionnettes de l’autre, poètes et amuseurs publics au centre. Ou comment tenter l’improbable cartographie de l’euphorie partagée.

Pour fêter ses quatre ans, Awaln’art fête ce délicieux et léger art d’être ensemble. Dans une chaleureuse rencontre Afrique Europe, les parades s’entremêlent aux déambulations pour taquiner les acrobates organisés. Roulottes et trampolines ont rivalisé de situations burlesques et définitivement investit l’espace public pour le transformer en aire de jeu à ciel ouvert.

La diversité des pratiques artistiques présentée aux Rencontres artistiques internationales en places publiques est chaque année plus riche : Cirk Isis a retracé des numéros de cirque ancien, Neige de feu nous a plongé dans un univers sacré, Le Grand C a éblouit le public avec des acrobaties, portés et jetés surprenants !

Awaln’art 2010, quelques chiffres

120 artistes présents pour la quatrième édition des Rencontres artistiques internationales en places publiques

12 compagnies d’arts de la rue de tous horizons géographiques et culturelles

7 nationalités représentées (Allemagne, Maroc, France, Mali, Belgique, Espagne, Portugal)

20 représentations sur quatre jours de festival du jeudi 17 juin au dimanche 20 juin 2010

5 sites de spectacles : Marrakech, Aghmat, Aït Ourir, Tahanaout, Tamesloht

25 000 personnes sur les quatre jours de festival, un public plus nombreux que les éditions précédentes

2 Master Class : stage d’acrobaties entre la Cie XY et la troupe Colokolo et une création musicale entre la Cie Entre terre et ciel et deux musiciens gnawas

1 stage de développement personnel par l’artistique pour huit jeunes de l’orphelinat de Marrakech

1 Battle d’acrobaties sur la place Jemaa El Fna à Marrakech

1 résidence de la FAIAR (Formation Avancée Itinérante des Arts de la Rue) sur la scénographie des places de Tahanout et Aghmat sous la direction du peintre plasticien Abdelhaq El Youssi et une exposition

Pour organiser ces quatre jours de fête collective, un groupe d’artistes et d’acteurs culturels franco marocains, entre le soleil et la lune, se sont réunis pour porter le projet Awaln’art . Graines de Soleil, une compagnie de théâtre parisienne, et le collectif Éclats de Lune, une association marrakchi, s’associent chaque année à l’enthousiasme de partenaires sans lesquels rien ne serait possible : Al Maqam, Maroc Création, la Province d’Al Haouz, la Fondation Janelly et Jean René Fourretou, etc.

Crédit Photo : Abigael Lordon - Cie Théâtre Nomade (Maroc)



Note d’intention

Quelles belles déclinaisons dans ces ruelles de Marrakech... Tahanaoute... Tamesloht... Aït Ourir... Aghmat. Elles chantent la vie, l’histoire et nous offrent ce rendez-vous Awaln’art ou ensemble artistes, inventeurs, habitants nous proposent un grand chantier ouvert.

Ce n’est pas si simple de faire découvrir le monde à ceux qui le vivent ! Il faut avancer à pas silencieux mais confiants : perturber un peu, jeter des éclairages, partager ce qu’ils éclairent avec la complicité d’invités venus d’ici et d’ailleurs, créer ou recréer cet espace public, lieu de vie qui, même si il est là, n’a pas donné sa plénitude...

Khalid sait où est son chemin et sa bonne humeur. Le plaisir de faire... de construire et de faire découvrir l’autre... Cette planète aux couleurs qui, dans ces villes choisies, se fécondent et se parlent le temps de l’approche... Le temps du proche... Et le lointain arrive... Comme chez lui, la place publique retrouve son intimité... La musique des mots...des jeux et du spectacle vont modifier subtilement les moments de la cité avec de nouveau enchantements où l’Orient, si riche, salue la diversité des formes, des images et des lieux.
Cette invitation... son rituel... donne sa chance à chacun... Saisissons-la vite ou voyons les traces qu’elle laisse chaque année...

JEAN DIGNE



2009, année de crise ? crise économique ? crise politique ? crise artistique ? Si l’artiste est celui par qui la société se raconte, si le secteur artistique est tout autant économique que le secteur immobilier, quelle place un monde en crise réserve à sa culture, quel rôle une société en crise fait jouer à ses artistes ? Quelle politique celui-ci manipule, contourne ou retourne lorsqu’il s’invite en places publiques ? Quel imaginaire un public mobilise pour s’évader ?

2010, Un an après, plane une certaine envie de légèreté. Une envie de sortir comme lorsqu’on allait au bal du village qui, le temps d’un soir, illuminait la place publique. Au rendez-vous, les lampions, les pommes d’amour, les jus d’orange, les musiciens, les jupes qui tournent … Ou bien les joutes poétiques, les danses traditionnelles, les masques, la musique sacrée, les conteurs …

Sur le fil rouge de la fête, la 4ème édition explore quelques facettes de cette réjouissance collective dans un aller-retour Europe Afrique .

Jour de fête, jour solennel, jour d’accueil et d’offrande. Tout le monde est alors mobilisé pour participer à la célébration, on défile, on chante, on organise, on cuisine, on danse et puis on oublie… ensemble … un certain quotidien. On s’enivre de rien ou de rire. La fête comme une parabole de la vie, une fabrique de liens, un exutoire, un paroxysme pour un recommencement, une catharsis ou tout simplement pour être bien … ensemble.
Et sur ce fond d’allégresse, Awaln’art poursuivra son questionnement du rôle de l’art dans l’espace public ; quels arts, quelles combinaisons d’arts, quelles invitations aux publics, quelle place pour le public dans l’espace scénique, dans la création. En liesse, le public, son rythme et son regard, sa voix et ses pas, s’intègrent au cœur de l’oeuvre qu’elle soit fixe ou déambulatoire, qu’elle soit circassienne, musicienne ou plastique. Artistes européens, artistes méditerranéens, artistes africains, artistes émergents, artistes reconnus, tous sont conviés à une jubilatoire fabrique populaire de joie. Au cours de laquelle les rôles s’échangent, faisant penser aux carnavals d’Amérique Latine et autorisant les oranges à participer à une improbable partie de jongle tandis que les balles, entre les mains du sculpteur, éclairent le chemin du spectateur…


Crédit photo : Lin Xi


Les Objectifs

En trois ans, Awaln’art s’est imposé comme un événement à l’avant-garde de la création contemporaine marocaine aux côtés des opérateurs culturels et des artistes les plus créatifs du moment.

Une fenêtre ouverte sur l’émergence artistique internationale ou comment créer un événement à l’image du Maroc, carrefour entre l’Afrique et le reste du Monde.
Il s’agit de puiser au cœur des racines africaines, de valoriser l’africanité du Maroc, de révéler les artistes africains. Il s’agit de permettre la rencontre entre les artistes du monde entier en valorisant les métissages, les rencontres entre les cultures d’Afrique, du Nord et du Sud de la Méditerranée et les échanges sud-sud. Ainsi Awaln’art souhaite soutenir la création contemporaine africaine et méditerranéenne et ses créateurs.

Un espace de valorisation et de promotion du patrimoine immatériel africain et méditerranéen
Pour sa quatrième édition, Awaln’art continue son exploration des formes traditionnelles du spectacle de rue et leur synergie avec la création contemporaine. Au Maroc, la Halqa, le cercle était un lieu de transmission des savoirs autant que de rêve et de poésie. L’artiste et son spectacle étaient mus par un sens et une nécessité donnés par ce lien avec les publics. Awaln’art redonne aux places publiques leur rôle d’espaces publics et réinstalle le public au cœur des créations et la vie au cœur du spectacle.

Un événement engagé toute l’année dans le développement local
Awaln’art s’associe aux stratégies de développement des autorités publiques locales : rendre visible une région riche de son patrimoine matériel, immatériel et naturel. Contribuer par ses dimensions culturelles et artistiques à la mise en place des outils nécessaires au développement d’un tourisme culturel et rural. Awaln’art contribue au renforcement des capacités des acteurs associatifs et culturels locaux, notamment par leur implication chaque année plus probante dans l’organisation locale du festival.