Troisièmes Rencontres Artistiques Internationales en Places Publiques Awaln’art

Déambulez au son des percussions,
guidés par les marionnettes géantes et les échassiers
Vagabondez dans l’imaginaire des conteurs
Plongez devant l’univers onirique des acrobates suspendus,
des jongleurs musiciens, des équilibristes à mobylette…

4 jours pour un voyage improbable au-delà des frontières,
sur un fil tendu plein de rêves et d’utopies
Un voyage qui débute par l’incontournable Cirque Buren pour se poursuivre sur les places publiques de Marrakech Tahanaoute, Aghmat, Tamesloht et Aït Ourir, emmené par la folie des artistes de rue du Maroc, du Mali, du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, de France, d’Italie, du Liban, d’Espagne ….



















Spectacles gratuits et tout public



Note d’intention


« Il fut un temps où le réel et l’imaginaire se confondaient, où les noms supplantaient les choses qu’ils désignent, où les mots inventés avaient leur existence propre : ils grandissaient, se développaient, s’accouplaient et se reproduisaient comme des êtres en chair et en os. Le marché, la grand-place, l’espace public étaient le lieu idéal de leur épanouissement : les discours s’entremêlaient, les légendes revivaient, le sacré était sujet à moqueries sans cesser d’être sacré, les parodies les plus acerbes étaient conciliables avec la liturgie, le conte bien tourné maintenait l’auditoire en haleine, le rire se mêlaient aux actions de grâce, et le jongleur, ou le forain, en profitait pour passer la sébile. » Juan Goytisolo, in « Un espace magique de sociabilité, Le Monde diplomatique, juin 1997.



L’espace public est aussi celui du quotidien. L’art dans l’espace public serait-il par extension celui du quotidien ? Un quotidien emprunt de réalités, de matières, d’êtres vivants, de symboles et d’échanges. Un quotidien que l’on peut sentir, toucher et vivre.
Qu’il soit musicien, plasticien, comédien, équilibriste, échassier, clown … l’artiste a le pouvoir de dire au monde combien ce dernier est devenu fou. Combien il s’est éloigné de la vie, de l’humain et de l’amour. Si les religions ne parviennent pas à unir l’humanité autour de ce trio pourtant si simple et si proche, l’art le peut-il ?





Peut-être, mais pas seul. L’art sans son public n’est rien. Nous sommes partis sur les places publiques à la rencontre des passants, des commerçants, des artisans. A la recherche du seul public qui puisse donner à l’art son sens, son urgence et sa vie.

Peut-être encore mais pas n’importe quel art. Nous recherchons l’art capable de toucher tous les publics, un art universel. Un art qui par son recours au symbolique remet l’émotion au cœur de sa création.





Awaln’art poursuit son voyage entre l’Europe et l’Afrique à la recherche de cet art. La troisième édition aura la couleur de ce fil tendu sur lequel nous vivons. Entre une société humaniste appliquant jusqu’au bout les plus beaux principes du développement durable et une société qui d’elle-même en vient à démontrer son absurdité. Un fil tendu plein de rêves et d’utopies. Les spectacles mêlent les arts traditionnels aux arts contemporains. Ils questionnent la naissance et le sens de la création. Ils emmènent leurs publics dans un tourbillon entre ciel et terre, offrant la poésie, le rêve et l’émotion des dimensions oubliées ou détournées du monde dit moderne.


Les Objectifs

Une fenêtre ouverte sur l’émergence artistique internationale

ou comment créer un événement à l’image du Maroc, carrefour entre l’Afrique et le reste du Monde.

Il s’agit de puiser au cœur des racines africaines, de valoriser l’africanité du Maroc, de révéler les artistes africains. Il s’agit de permettre la rencontre entre les artistes du monde entier en valorisant les métissages, les rencontres entre les cultures d’Afrique, du Nord et du Sud de la méditerranée et les échanges sud-sud. Ainsi Awaln’art souhaite soutenir la création contemporaine africaine et méditerranéenne et ses créateurs.

Un espace de valorisation et de promotion du patrimoine immatériel africain et méditerranéen

Pour sa deuxième édition, Awaln’art continue son exploration des formes traditionnelles du spectacle de rue et leur synergie avec la création contemporaine. Au Maroc la Halqa, le cercle était un lieu de transmission des savoirs autant que de rêve et de poésie. L’artiste et son spectacle étaient mus par un sens et une nécessité donnés par ce lien avec les publics. Awaln’art redonne aux places publiques leur rôle d’espaces publics et réinstalle le public au cœur des créations et la vie au cœur du spectacle.

Un événement engagé toute l’année dans le développement humain local

Awaln’art s’associe aux stratégies de développement des autorités publiques locales : rendre visible une région riche de son patrimoine matériel, immatériel et naturel. Contribuer par ses dimensions culturelles et artistiques à la mise en place des outils nécessaires au développement d’un tourisme culturel et rural. Dès le mois de janvier 2008, l’équipe artistique du festival se déploie pour réaliser des ateliers artistiques et accompagner les 10 associations partenaires du festival. Ainsi se construit progressivement une dynamique culturelle et une offre de services propice au développement d’un tourisme culturel dans la province Al Haouz.